A QUESTION OF CREATION # 031 - Thomas Van Haeperen : être toujours ouvert à la surprise, à la nouveauté

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  THOMAS VAN HAEPEREN - Directeur musical et pédagogue Bonjour, je m'appelle Thomas Van Haeperen, je suis le fondateur et directeur musical de l'ensemble Sturm und Klang. Je suis né en 1977 à Bruxelles, j'ai fait un parcours musical et philosophique dans les études et puis je me suis lancé en direction d'orchestre. Je suis en même temps musicien, en même temps pédagogue, j'ai aussi une activité de pédagogue, j'enseigne, et la musique pour moi. Ces deux dimensions, pédagogie et activité de concert sont indissociables et la transmission de la musique au public, aux musiciens, aux élèves, c'est vraiment quelque chose de fondamental.

A QUESTION OF WAVE # 059 - Pas si fan de Presley que ça

 

ELVIS COSTELLO & THE ATTRACTIONS - This Year's Model - 1978

Le concert d’Elvis Costello & The Attractions auquel j’assiste, le jeudi 11 août 1977, n’a pas grand-chose de mémorable ; hormis peut-être qu’il a lieu au Jazz-Bilzen Festival, treizième édition, cette fois étalée sur quatre jours, qui fait une place pour la première fois au punk et à la new wave ; hormis peut-être que l’affiche du jeudi soir (Elvis Costello, The Damned et The Clash) n’est annoncée qu’en dernière minute ; hormis peut-être que des incidents émaillent la soirée (en particulier les deux derniers concerts), entre chahut du public, plus cheveux longs qu’épingles à nourrice, jets de canettes vers la scène atteignant plus souvent la poignée de (simili-) punks des premiers rangs, provocations entre musiciens et agents de sécurité (Dave Vanian des Damned hurle « this is Bilzen, not Bergen-Belsen », se référant au camp nazi en visant les vigiles, leurs chiens et les barbelés  ; les gardes projettent l’un ou l’autre excité récalcitrant contre ces mêmes barbelés, avec les dégâts sanguinolents qui s’ensuivent) ; hormis peut-être le réveil brutal le vendredi à l’aube (on dormait dans une petite tente sur un terre-plein dans la ville) par des flamingants qui rejouent à « schild en vriend » (« bouclier et ami »), le mot de passe exigé lors des matines brugeoises du 18 mai 1302 (la ville est alors sous la domination de Philippe Le Bel) où la résistance flamande massacre plus de 1.000 Français incapables de prononcer ces trois mots sans se trahir – cette fois, les indésirables francophones sont roués de coups ; nous, on se tient cois.




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