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Affichage des articles du juillet, 2022

A QUESTION OF WAVE # 063 - La musique quotidienne de notre temps

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KRAFTWERK - Trans-Europe Express - 1977 Fin des années 1960, alors qu’ils s’instruisent à la Robert Schumann Hochschule de Düsseldorf, Florian Schneider et Ralf Hütter (le premier étudie la flûte traversière et joue dans des formations jazz, le second approfondit le piano classique et l’orgue électrique et fait partie du groupe amateur The Phantom) discutent improvisation, électronique, musique nouvelle et se mêlent au courant musical et artistique expérimental qui émerge alors en Allemagne – qualifié ironiquement de krautrock (en référence au chou émincé fermenté de la choucroute) par la presse britannique.

A QUESTION OF WAVE # 028 - De la musique plastique pour des gens plastiques

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DEVO - Q: Are We Not Men? A: We Are Devo - 1978 « Devo, c’est comme le naufrage du Titanic, ou un truc dans ce goût-là […], j’ai l’impression qu’ils tournent tout en dérision […], qu’ils se foutent vraiment de tout. » , tel est le point de vue d’Allen Ravenstine, de Pere Ubu (les deux partagent souvent la même scène, originaires de villes voisines de l’Ohio, Akron et Cleveland), à propos d’un groupe dont le cerveau conceptuel (les membres fondateurs, Gerald Casale et Mark Mothersbaugh, un par paire de frères) nourrit son cynisme de l’interruption mortelle d’une envolée militante candide : lors de la manifestation pacifique du 4 mai 1970 en opposition à l’intervention américaine au Cambodge, à la Kent State University, la Garde Nationale de l’Ohio tire, blesse neuf étudiants non armés et en tue quatre autres (deux d’entre eux sont juste en train de regarder le défilé pendant un break entre les cours)  – dont deux copains proches de Casale, « juste des jeunes de gauche, vraiment inte...

A QUESTION OF LISTENING # 017 - La stabilité rassure, et la nouveauté attire

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ECOUTER DE LA NOUVELLE MUSIQUE - Pourquoi écouter de la nouvelle musique ? Au niveau cérébral, depuis les expériences de Robert Zatorre, à l’Université McGill de Montréal, on sait que l’écoute d’une musique qu’on aime libère de la dopamine, un neurotransmetteur connu pour son association à des plaisirs plus tangibles comme la nourriture, la drogue et le sexe – le même phénomène se produit, pour ces stimuli comme pour la musique, dès la phase d’anticipation (l’histoire du Petit Prince, quoi). Pour la première fois, en 2009, Zatorre et ses collaborateurs démontrent scientifiquement « une forte corrélation positive entre les évaluations de plaisir et l'excitation émotionnelle […, en même temps qu’on constate que] les individus qui n'ont pas ressenti de plaisir n'ont également montré aucune augmentation significative de l'excitation émotionnelle. »

A QUESTION OF SOUND # 022 - L'Apocalypse de Saint-Jean, le sahlep et la Sagrada Familia

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  APHRODITE'S CHILD - 666 - 1972 A la fin des années 1960, ce que je connais d’Aphrodite's Child, je le dois à ma sœur aînée qui en use les 45 tours, jouant encore et encore les mélodies, inspirées d’un thème classique (le Canon et Gigue en ré majeur pour trois violons, avec basse continue de Johann Pachelbel) pour Rain and Tears, d’une romance populaire (Plaisir d’amour) pour I Want To Live, ou simplement originale pour It's Five O'Clock – elle n’achète pas le troisième album du groupe, plus expérimental selon l’évolution voulue par Vangelis, qui recèle ∞, cet étonnant orgasme hystérique éructé par l’actrice Irene Papas durant plus de 5 minutes – et que le claviériste qualifie de rencontre entre « la douleur de la naissance et la joie des rapports sexuels ».