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Affichage des articles du mai, 2021

A QUESTION OF WAVE # 063 - La musique quotidienne de notre temps

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KRAFTWERK - Trans-Europe Express - 1977 Fin des années 1960, alors qu’ils s’instruisent à la Robert Schumann Hochschule de Düsseldorf, Florian Schneider et Ralf Hütter (le premier étudie la flûte traversière et joue dans des formations jazz, le second approfondit le piano classique et l’orgue électrique et fait partie du groupe amateur The Phantom) discutent improvisation, électronique, musique nouvelle et se mêlent au courant musical et artistique expérimental qui émerge alors en Allemagne – qualifié ironiquement de krautrock (en référence au chou émincé fermenté de la choucroute) par la presse britannique.

A QUESTION OF LISTENING # 005 - Quand la mémoire flanche, la musique rebooste

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  MUSIQUE ET MEMOIRE - Comment fonctionne la mémoire musicale ? Dans 'L'année psychologique' de 1949, P. (l’histoire n’a pas retenu son prénom) Guillaume, professeur honoraire à la Sorbonne, explique sa conception de la mémoire musicale : « Toute mémoire a deux aspects[, dit-il] : reconnaissance et reproduction. Des œuvres musicales qu'on a entendues, on conserve en général un souvenir qui permet de les reconnaître à une nouvelle audition et, dans le cas le plus favorable, de les suivre en anticipant mentalement sur la perception, de remarquer des différences dans l'exécution, etc. Beaucoup plus sommaire et plus pauvre est la reconstitution imaginative qui ne s'appuie plus sur une perception actuelle ; plus imparfaite encore la reproduction proprement dite, à la voix ou au piano ; il s'agit d'ailleurs plutôt ici d'une sorte d'imitation, dans laquelle le contenu du modèle auditif perd nécessairement une partie de sa richesse (harmonie, timbres[, e...

A QUESTION OF LISTENING # 004 - L’oreille musicale, qu’est-ce que c’est ? (Fa, fa, fa, fa, fa)

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MUSIQUE, AUDITION ET PERCEPTION - Qu’est-ce que l’oreille musicale ? Oreille musicale, oreille absolue, oreille relative, oreille harmonique… Que de pavillons, d’entonnoirs à musique, d’esgourdes ou de portugaises pour désigner, au fond, un processus dont le cerveau, plus que l’oreille, est responsable : l’oreille perçoit, puis transmet les informations au cerveau, mais c’est lui qui fait le reste…

A QUESTION OF SOUND # 009 - Le sabbat de sorcières

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BOUDEWIJN DE GROOT - Nacht en Ontij - 1968 'Nacht en Ontij' est un album étrange, sur lequel je tombe par une conjonction hasardeuse d’éléments intempestifs : une appétence globale pour les musiques que je ne connais pas (je farfouille en même temps du côté de Karlheinz Stockhausen ou de Jean-Sébastien Bach), au creux de laquelle s’inscrit ma curiosité pour le kleinkunst, cette chanson française en flamand (ou en néerlandais), cet art du cabaret où l’interprète s’accompagne le plus souvent d’instruments simples, généralement acoustiques (en contraste avec le rock, plus électrique et anglais)... 

A QUESTION OF WAVE # 016 - Harry, le persécuteur des gays

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  DEAD FINGERS TALK - Storm The Reality Studios - 1978 Poing fermé dans une main agrippante, telle est l’irréaliste image, grise sur fond noir taché de sang, que met en avant la pochette du premier – et seul – album d’un groupe de Hull dans le Yorkshire, qui choisit comme nom le titre du cinquième roman de William S. Burroughs, dans lequel l’auteur controversé de la Beat Generation combine des sections de ses livres précédents, sorte de remix expérimental destiné à créer une nouvelle narration – même si Jeff Parsons, le guitariste de Dead Fingers Talk, se défend de toute velléité littéraire : « Nous n'étions pas particulièrement fans de Burroughs. Nous aimions la sonorité... un nom cool. »

A QUESTION OF SOUND # 008 - La noce du phoque

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  BEAU DOMMAGE - Où est passée la noce ? - 1975 L’histoire commence un peu plus tôt, en 1969 sous l’appellation La famille Casgrain, une incarnation précoce avec Rivard, Pierre Bertrand et Michel Hinton, bientôt rejoints, dans cette période hippie illuminée , par Robert Léger et Pierre Huet, tous deux membres, avec Rivard , de La Quenouille Bleue, collectif alors effervescent à l’UQAM (l’Université du Québec à Montréal) qui mêle musique, expression théâtrale et humour – absurde, siglé « marxiste tendance Groucho ».

A QUESTION OF WAVE # 015 - C’est fini, oui, avec tous ces sentiments !

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  LAVVI EBBEL - Kiss Me Kate - 1983 Kiss Me Kate, c’est un peu le prototype du premier album qui arrive trop tard : trop chic, trop complexe , trop bon peut-être, il clôt l’histoire de Lavvi Ebbel au lieu de la propulser, quand il paraît en 1983, produit, aux bons soins des Disques du Crépuscule, par David Avidor, américain de l’Ohio installé à New York, qui vient de mixer Arbeid Adelt et qu’on retrouvera plus tard derrière la console pour Debbie Harry comme pour le Quartet Arditti, délaissant la new wave au profit des expérimentations de John Cage ou de Pauline Oliveros.

A QUESTION OF WAVE # 014 - Cris et hurlements

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SUICIDE - Suicide - 1977 Ni chant d’aliénation, ni ode au désespoir, contre l’évidence, Suicide est le duo d’une musique ardemment humaine, celle des fragilités, des erreurs, des insuffisances de l’homme, un plaidoyer pour saisir la vie, mais par son revers – un pacte avec le diable, pour sauver l’âme de l’Amérique.

A QUESTION OF LISTENING # 001 - Musique difficile ou auditeur ignare ?

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MUSIQUE DIFFICILE ET HABITUATION - En quoi une musique est-elle difficile ? Au fond, n’y a-t-il que les « ignares » qui trouvent certaines musiques difficiles ? Et d’abord, qu’est-ce qu’une musique « difficile » ? C’est une notion probablement très subjective : à mes oreilles, Rihanna ou Ninho me sont parfois bien plus difficiles à apprécier que Stockhausen ou Ligeti. Non pas que la mélodie de la première ou la rythmique du second soient trop complexes ou ardues au regard de celles des autres, essentiellement inexistantes, mais plutôt que, à force d’écoute et de curiosité, je me sois si bien habitué à cette absence d’agencement mélodique ou rythmique, qu’aujourd’hui, je m’ennuie un peu face à une musique trop gentiment structurée.