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Affichage des articles du mai, 2022

A QUESTION OF WAVE # 063 - La musique quotidienne de notre temps

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KRAFTWERK - Trans-Europe Express - 1977 Fin des années 1960, alors qu’ils s’instruisent à la Robert Schumann Hochschule de Düsseldorf, Florian Schneider et Ralf Hütter (le premier étudie la flûte traversière et joue dans des formations jazz, le second approfondit le piano classique et l’orgue électrique et fait partie du groupe amateur The Phantom) discutent improvisation, électronique, musique nouvelle et se mêlent au courant musical et artistique expérimental qui émerge alors en Allemagne – qualifié ironiquement de krautrock (en référence au chou émincé fermenté de la choucroute) par la presse britannique.

A QUESTION OF SOUND # 021 - On improvise, on s’immerge complètement – et on emprunte pas mal

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DEEP PURPLE - In Rock - 1970 « Si ce n’est pas dramatique ou excitant, ça n’a pas sa place sur l’album » , tel est le point de départ, énoncé par Ritchie Blackmore à ses copains, une règle de travail que s’assigne Deep Purple pour son quatrième album, quand, en juin 1969, il investit son nouveau (petit) local de répétition dans le Hanwell Community Centre à Londres, une ancienne école pour enfants défavorisés et orphelins, dont seul le bâtiment principal subsiste, devenu un centre communautaire : pas cher, pas loin et on peut y faire le bruit qu’on veut sans déranger les voisins. C’est un point central pour les cinq musiciens qui, s’ils cherchent encore leur direction artistique, sont au moins sûrs d’une chose : ils veulent faire du bruit – et Roger Glover confirme : « On jouait aussi fort que possible. Les amplis et haut-parleurs étaient poussés à fond. Le son saturait la bande. […] Les VU-mètres des consoles tapaient fortement à droite, toujours dans le rouge ».

A QUESTION OF WAVE # 026 - L’anti-rock, avec Lee Perry, Donna Summer et Tchaikovsky

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PUBLIC IMAGE LIMITED - Metal Box - 1979 Sa mère lui apprend à lire à 4 ans, mais à 7 la méningite le met à terre : un an d’hôpital (public, ses parents, immigrés irlandais installés dans le nord de Londres, n’ont pas l’argent pour le faire soigner ailleurs), une profonde perte de mémoire (« je ne reconnaissais ni mon nom, ni mes parents. Je ne pouvais plus parler, marcher, dessiner… » ), qu’il reconstruit en se réfugiant dans les livres de la bibliothèque qui se trouve entre la maison et l’école – où, après 18 mois d’absence, on le traite de « Dummy Dumb Dumb » (en gros, l’idiot du village), lui qui ne reconnaît plus personne, a tout oublié et dont les bonnes sœurs lui martèlent « qu’être gaucher […est] un signe du diable ». 

A QUESTION OF LISTENING # 015 - La musique militaire aussi a une résonance sociale

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  MUSIQUE ET SOCIALISATION - Comment la musique influence-t-elle les relations ? Les morceaux appréciés par un large public ont souvent en commun de jouer adroitement avec les attentes de l’auditeur : au début de la chanson, la tension est maximale car l’incertitude est grande (le cortex orbitofrontal latéral – où se forment les attentes – et l’amygdale – impliqué dans les émotions – sont alors mis à contribution), alors que vers la fin, l’ambiguïté diminue (en même temps que l’activation cérébrale), un peu comme dans le langage où les premiers mots d’une phrase en déterminent au fur et à mesure les derniers.